GILLES ROZIER

Traducteur du yiddish et de l’hébreu, Gilles Rozier anime la Maison de la culture yiddish-Bibliothèque Medem, à Paris. Amoureux du yiddish, il a « découvert une littérature d’une richesse incroyable, ainsi que des vies d’écrivains superbes et tragiques ». Son roman D’un pays sans amour (Grasset) entremêle les destins de trois jeunes écrivains – Peretz Markish, Uri-Zvi Grinberg, Melekh Ravitsh – qui se croisent à Varsovie en 1922. Comme l’auteur le dit lui-même, à eux trois, ils embrassent le destin des Juifs d’Europe au XXe siècle.
En collaboration avec Anne-Sophie Dreyfus, il fonde la maison d’édition Antilope, en 2015.
 

Gilles Rozier au LEC Festival : 

Le romancier était présent en 2012, lors de l’édition Libertés : l’Ukraine à la page. A cette occasion, il présentait D’un pays sans amour (Grasset, 2011). « Je suis née dans un royaume juif, une ville où durant toute une vie vous pouviez ne parler que cette langue surgie un millénaire avant sur les rives du Rhin et qui était comme chez elle au bord de la Vistule. »
 
Biographie de Gilles Rozier, par lui-même :
Je suis né près de Grenoble. J’ai habité la région jusqu’à l’âge de dix-sept ans. Une partie importante de ma famille y vit toujours. Les forêts de sapins, les cimes enneigées sont mes paysages originels. Quand je les revois, je ressens un mélange de bien-être et de malaise, c’est comme ça.
J’ai fait mes études à l’Essec, puis je suis parti faire ma coopération à Jérusalem, j’y ai appris l’hébreu, j’ai commencé à y apprendre le yiddish, Jérusalem est devenue un petit coin de moi-même, une ville folle où je me sens follement bien. Je n’y passe pas tant de temps mais quand je m’y retrouve, je vis.
Je me suis passionné pour la langue yiddish, celle de mon grand-père Moyshe assassiné à Auschwitz, de ma grand-mère Yokhved morte à Paris en 1942, de l’oncle Simon, de la tante Suzanne que j’ai bien connus. À présent, je parle yiddish. Je suis titulaire d’un doctorat de littérature yiddish, j’écris même un peu de poésie dans cette langue, et des romans en français, dans lesquels les personnages sont souvent entre deux langues, entre deux identités, entre bien-être et malaise, rarement droits, jamais raides, du moins j’espère.

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