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Jean Marie Laclavetine

Romancier, traducteur et éditeur, Jean-Marie Laclavetine parcourt depuis plusieurs décennies les sentiers, les rues et les rivières de Touraine. En compagnie d’un ami photographe, ils ont interrogé la riche mémoire de cette terre d’écrivains et sont allés à la rencontre des « fainéants sublimes » dont parle Balzac. Le récit de ce vagabondage est plein d’ironie, d’anecdotes cocasses, de visions surprenantes, mais aussi de réflexions sur l’esprit des lieux, qui nous habitent davantage que nous ne les habitons.


Alain Lacroix

Alain Lacroix écrit depuis 1999. Avant cette date, et de manière un peu irrationnelle, il a voyagé, travaillé modérément, vécu la nuit, fréquenté les bibliothèques. Son travail littéraire se situe entre les formes du roman et de l’essai, avec une prédilection pour les questions politiques et géographiques. Roman mosaïque, Constellation (2008) raconte l’Europe d’aujourd’hui à travers les destinées d’un petit groupe de personnages évoluant dans les sphères du pouvoir. Son inspiration trouve à s’exprimer dans d’autres formes artistiques, en collaborant pas exemple avec des plasticiens ou des musiciens. Il publie des textes dans les revues Pylône, Le Purple Journal et Vita-Nova.

 


Cécile Ladjali

Agrégée de lettres, Cécile Ladjali est professeur de français dans un lycée de Noisy-le-Grand. Avec ses élèves, elle a réalisé différents travaux d’écriture durant lesquels elle leur fait étudier de grands auteurs classiques. Auteur d’une thèse intitulée Hermaphrodite et androgynie dans le texte décadent, elle a publié un recueil de poèmes et une tragédie, Murmures et Tohu-Bohu. En 2003 paraît son entretien avec Georges Steiner, Eloge de la transmission.
En septembre 2004, Laure Adler l’invite à dialoguer tous les troisièmes vendredis du mois avec un intellectuel dans le cadre de sa nouvelle émission, Permis de penser, sur la chaîne Arte. La même année, elle écrit Les Souffleurs (Actes Sud), « roman inclassable » autour d’un frère et d’une sœur qui se retrouvent à Venise et mettent en scène chacun une pièce de théâtre. S’ensuivent quatre romans et une pièce de théâtre, Hamlet/Électre (2009), qui sera mise en scène courant 2009. En 2007, son essai Mauvaise langue, publié au Seuil, se veut un hommage à la culture classique, au « par cœur » et à la transmission. Depuis septembre 2009, elle tient tous les lundis matin une chronique sur la radio France Culture dans l’émission Les matins de France Culture.


Jérôme Lafargue

Né dans les Landes en 1968, Jérôme Lafargue a fait diverses choses avec nonchalance avant de s’établir pour donner le change. Cependant, lire, bayer aux corneilles et écrire restent ses activités favorites.
Son premier roman, a été salué par la critique et a notamment obtenu le prix des libraires Initiales 2007, le prix ENS Cachan 2008 et le Coup de Cœur des lycées 2008.


Lola Lafon

Le dernier roman de Lola Lafon La petite communiste qui ne souriait jamais, récompensé par plusieurs prix, imagine un dialogue entre l’auteur et la célèbre gymnaste Nadia Comăneci. Une autre façon de découvrir son parcours qui, dans la Roumanie des années 1980, vint bouleverser et émerveiller la planète entière. Un portrait d’une enfant qui devient femme, une belle méditation sur le corps. Lola lafon est également musicienne, et chaque sortie de roman est accompagnée d’un « concert lecture ». Alors pourquoi pas en novembre ?…


Alexandra Laignel-Lavastine

Née à Paris en 1966, Alexandra Laignel-Lavastine est philosophe et historienne des idées. Sur les intellectuels d’Europe centrale et orientale, elle a publié trois ouvrages : l’un consacré au philosophe roumain Constantin NoïcaNationalisme et Philosophie : le paradoxe (1998), le second à la pensée politique de la dissidence, Jan Patocka : l’esprit de la dissidence (1998), le troisième à Cioran, Eliade, Ionesco : L’oubli du fascisme (2002). Elle collabore, par ailleurs, au « Monde des livres ». En 2005, elle a été distinguée par le prestigieux Prix européen de l’essai Charles Veillon pour Esprits d’Europe.


Amara Lakhous

Né en Algérie et vivant à Rome, Amara Lakhous crée la surprise avec Choc des civilisations dans un ascenseur Piazza Vittorio. Dans Divorce à la musulmane, l’identité est aussi au coeur du roman : chargé de démasquer un réseau terroriste, Christian Mazzari, interprète de l’arabe, quitte son identité sicilienne pour prendre celle d’Issa, Tunisien fraîchement débarqué à Rome. Mais avec l’arrivée de la belle Sofia, la satire sociale prend des accents de comédie à l’italienne.


Eric Lambé

Éric Lambé a animé avec Alain Corbel les revues Moka et Pelure Amère. Avec Sifr, il débute sa collaboration avec Philippe de Pierpont : suivront Alberto G. et La Pluie. Sa participation à la collection Carnets Littéraires aux éditions Estuaire lui fait rencontrer l’univers de l’écrivain Marie Desplechin avec deux livres : Le Sac à main et La Photo. En 2008, il retrouve de Pierpont pour Un voyage avant son retour aux éditions FRMK pour Le fils du Roi.


Nicole Lambert

Après l’Ecole des Arts Décoratifs et les Beaux-Arts de Paris, Nicole Lambert devient styliste et designer pour enfant (jouets, vêtements, illustrations pour la presse). Les triplés, sa première bande-dessinée, est publiée en 1983 dans Madame Figaro, puis est adaptée par Canal Plus. En 1992, la dessinatrice fait paraître Douze Petits Européens, premier album de la série « voyages en enfances », pour lequel elle connaît un grand succès. Elle a ouvert sa propre maison d’édition et a publié Petits Européens, un livre plein de richesse pour les enfants.


Jean-Claude Lamy

Jean-Claude Lamy, journaliste au Figaro, est auteur d’une dizaine de livres, surtout de biographies (Françoise Sagan, Jacques Prévert, René Julliard, Georges Brassens). Il a d’ailleurs été lauréat du Goncourt de la biographie en 1997.


John Lanchester

John Lanchester est né à Hambourg en 1962. Il a fait tous les métiers d’écriture : reporter sportif (football), rédacteur de notices nécrologiques, correcteur, critique gastronomique, rédacteur en chef de la London Review of Books, à laquelle il contribue encore. Il est aussi régulièrement publié dans The New Yorker.


Philippe Lançon

Grand reporter, journaliste à Libération et passionné de littérature hispanique, Philippe Lançon a reçu le prix Hennessy du journalisme littéraie. Egalement romancier, il révèle dans Les îles l’histoire d’une femme de Hong-Kong qui devient folle lors d’un voyage à Cuba. C’est l’histoire de l’effet de cette folie sur celui qui la raconte : l’histoire d’un homme dont le coeur est vissé à ces deux îles où rien n’aurait jamais dû le conduire. C’est l’histoire de gens qui vivent à Hong-Kong, à Paris, à Cuba, en Inde.


Fabrice Lardreau

Fabrice Lardreau est l’auteur de cinq romans, dont Une fuite ordinaire (Bourse Poncetton de la Société des Gens de Lettres). Passionné notamment par l’œuvre de Philip K. Dick et Haruki Murakami, il collabore au magazine Transfuge et à l’émission « Entre les lignes », sur RFI. Avec Contretemps, il écrit un livre jubilatoire.


Olivier Latyk

Né à Strasbourg en 1976, Olivier Latyk étudie les arts graphiques à l’école Olivier de Serres à Paris, puis aux arts décoratifs de Strasbourg avec Claude Lapointe. Il a publié son premier ouvrage alors qu’il était encore étudiant et n’avait pas 20 ans. Il travaille aussi pour Bayard-presse (Astrapi, J’aime lire, Je bouquine, Youpi, Grain de soleil) et Milan (Toupie, Moi je lis, J’apprends à lire). Membre de La Charte des auteurs et illustrateurs pour la jeunesse, il vit et travaille aujourd’hui à Bordeaux au sein de l’atelier Flambant Neuf avec Richard Guérineau et Régis Lejonc et travaille également pour la presse aux Etats-Unis ainsi que pour le design d’objets.


Madeleine Lazard

Professeur émérite à la Sorbonne nouvelle, Madeleine Lazard est aussi Présidente honoraire de la Société d’étude du XVIe siècle et Présidente de la Société internationale des amis de Montaigne. Elle est l’auteur chez Fayard des biographies de Montaigne, Brantôme et Agrippa d’Aubigné.


Florin Lazarescu

Né en 1974 en Moldavie, Florin Lazarescu est considéré comme l’un des écrivains les plus prometteurs de la nouvelle vague littéraire roumaine. Prosateur, journaliste et scénariste, il signe une satire très enlevée de la Roumanie postcommuniste avec Notre envoyé spécial qui a reçu le deuxième prix de Littérature est-européenne à la Foire de Francfort en 2006.


Michèle Lesbre

Née en 1947, Michèle Lesbre est une écrivaine française. Après avoir fait du théâtre et enseigné dans les écoles, elle écrit des livres en commençant par des livres noirs. Tous ses romans sont publiés chez Sabine Wespieser éditeur (Un certain Felloni, Boléro) et  hantent la mémoire. Son roman La petite trotteuse a reçu le Prix des libraires Initiales en 2005, le prix Printemps du roman en 2006 et le prix de la ville de Saint-Louis en 2006. Le canapé rouge est un roman lumineux sur le désir : parce qu’elle était sans nouvelles de Gyl, qu’elle avait naguère aimée, la narratrice part sur ses traces à bord du transsibérien. Il a reçu le Prix Mac Orlan, le Goncourt polonais et le prix des librairies Mille pages.


Agnès de Lestrade

Agnès de Lestrade a inventé des chansons pour faire pleurer, joué de l’accordéon pour embêter ses voisins, créé des jeux de société pour faire rire… En 2003, elle écrit son premier roman pour la jeunesse. Depuis on ne l’arrête plus ! Sont parus une cinquantaine d’albums et de romans et une soixantaine de textes en presse. Découvrez vite ses livres : La sélection du prince charmant, Amélie grain de folie, Les souliers de Jacob, aux Editions Sarbacane, et bien d’autres encore…


Marina Lewycka

Marina Lewycka est née à la fin de la guerre, de parents ukrainiens, dans un camp de réfugiés à Kiel, en Allemagne. Elle a grandi ensuite en Angleterre. Ses deux premiers romans, Une brève histoire du tracteur en Ukraine et Deux Caravanes ont connu un grand succès. Avec son troisième livre Des adhésifs dans le monde moderne, suivez l’amitié qui lie Georgie et Mrs Shapiro.


José Carlos Llop

Romancier, poète, journaliste et bibliothécaire, José Carlos Llop vit à Majorque où il est né en 1956. Il a reçu le prix des Meilleures nouvelles publiées en Espagne en 1999. Il a également publié six recueils de poésie et plusieurs romans. Le Troisième Homme a été salué par une presse unanime comme une voix à part de la littérature espagnol contemporaine. Ses personnages, fracassés par la vie, sont plutôt fantasmagoriques et ses trames tournent autour d’un secret. Son dernier ouvrage Paris, Suite 1940 est paru aux éditions Jacqueline Chambon.


Erlend Loe

Né en 1969 en Norvège, Erlend Loe est l’auteur de romans et d’albums pour adultes et enfants, en plus d’être scénariste et traducteur. Dans Muleum (Gaïa, traduit du norvégien par Jean-Batispte Coursaud), le lecteur retrouve l’ambiance de Naïf. Super. Il compose un récit grave sans jamais tomber dans le pathos et aborde, sur le mode de l’ironie, des sujets tragiques sans verser dans le comique facile. Le tout forme un roman très « loe-foque ».
Prix Jean Monnet des Jeunes Européens en 2009 : Muleum – Gaïa – Traduit par Jean-Baptiste Coursaud.


Davide Longo

Né en 1971 près de Turin, Davide Longo est professeur, réalisateur de documentaires ainsi qu’auteur de pièces radiophoniques et de théâtre. Dans son roman L’homme vertical (aux éditions Stock, traduit de l’italien par Dominique Vittoz) : sans jamais la nommer, il dresse un portrait sombre de l’Italie et questionne l’individualisme du monde contemporain et ses limites. Après un scandale qui a détruit sa vie et sa carrière, Leonardo, écrivain et professeur à l’université, s’est retiré dans son village natal. Mais la barbarie s’est répandue dans tout le pays. La vague de violence atteint les collines paisibles où Leonardo mène sa vie tranquille, l’obligeant à faire face à un nouveau monde sans lois ni repères. La fuite en France ou en Suisse semble être la seule issue possible. C’est ainsi qu’un voyage périlleux commence et conduit le protagoniste au-delà des frontières de la haine, du mal et du courage.


André Lorant

André Lorant est né en 1930 à Budapest dans une famille de la bourgeoisie aisée. En 1944, l’invasion de la Hongrie par l’Allemagne ne lui permet plus d’ignorer ses origines juives : sa famille est dépouillée de ses biens et porte l’étoile jaune. Après l’avènement du régime communiste, ce sont ses origines sociales qu’on ne lui pardonne pas. Déclaré  » ennemi de la classe ouvrière « , il est renvoyé en 1956 de l’université.
Il choisit alors l’exil, passe clandestinement la frontière, s’installe en France, et devient l’un des spécialistes de Balzac. Aujourd’hui, il est professeur émérite à Paris XII où il a enseigné la littérature comparée. En 1997, il décide de renouer avec sa jeunesse, mais le choc est trop fort. A chaque étape du pèlerinage, la nécessaire distance se mue en une sorte d’indifférence. C’est de retour à Paris, chez lui, devant sa page blanche, que l’émotion jaillit. Le Perroquet de Budapest est le récit de cette enfance revisitée.


Bruno Loth

Bruno Loth travaille dans la publicité avant de se consacrer à la bande dessinée. Il crée Libre d’images pour publier et diffuser une de ses bandes dessinées : Ermo, livre inspiré des récits de la guerre d’Espagne racontés par son beau père. Cette histoire a marqué les lecteurs et aussi La Boîte à Bulles qui le contacte pour son nouveau projet, L’Apprenti, récit qui nous ramène aussi au coeur des années 30 sur la condition des ouvriers en France de l’entre-deux-guerres, d’après les mémoires d’un autre membre de sa famille : son père.


Antoni Libera

Antoni Libera, né en 1949, Docteur ès lettres de l’Université de Varsovie, est traducteur et metteur en scène de renom en Pologne. Il a traduit et mis en scène, dans son pays, mais aussi à l’étranger, toutes les pièces de Samuel Beckett qui le qualifie  » d’ambassadeur de son œuvre pour l’Europe de l’Est « . Son premier roman, Madame, publié en 1998, a eu beaucoup de succès auprès des lecteurs, et a été traduit en 15 langues.


Sven Lindqvist

Écrivain féru de voyages, Sven Lindqvist est né à Stockholm en 1932. Mêlant l’essai, la recherche historique, l’autobiographie, la littérature et le carnet de voyages, il retrace dans ses ouvrages l’anéantissement des peuples autochtones par les colons venus d’Europe et les justifications qui le rendirent possible. Il est l’auteur d’une trentaine d’ouvrages dont : Maintenant tu es mort. Le siècle des Bombes (Le Serpent à Plumes, 2002), Exterminez toutes ces brutes ! (Les Arènes).


Rosetta Loy

Rosetta Loy, romancière, née à Rome en 1931. Qu’elle peigne une saga familiale, une fresque de la civilisation paysanne italienne entre 1769 et 1869 avec Les routes de poussière, ou qu’elle évoque les années sombres du fascisme dans Madame della Seta aussi est juive et La porte de l’eau, elle excelle à recréer l’atmosphère d’une époque. Elle examine le passé collectif de l’Italie, entrelaçant les événements de la vie historique et ceux de la vie ordinaire. Son écriture est émouvante, d’une grande force évocatrice dans sa retenue même et sa quête de vérité.
Prix Jean Monnet de Littérature européenne 2006 : Noir est l’arbre des souvenirs, bleu l’air, éd. Albin Michel, traduit de l’italien par Françoise Brun.


Dan Lungu

Né en 1969 en Roumanie, Dan Lungu est maître de conférences de sociologie. Il a reçu de nombreux prix en Roumanie, Allemagne et France. Dans Le Paradis des poules, son premier roman traduit en français, la société en marche vers la démocratie prend le visage sympathique d’une joyeuse troupes de grands-pères à la descente rapide. Dans Je suis une vieille coco, grâce à la verve iconoclaste de l’auteur, la vie n’est pas triste non plus avec Emilia, sa frangine, les copines du foyer ouvrier et les collègues de l’usine !
Il est également maitre de conférence à la chaire de Sociologie d’une l’université en Roumanie, et ses recueils de nouvelles comme ses poèmes ont reçu de nombreux prix parmi lesquels le premier prix du concours « Rue des poètes » remis à Lille en 2003.


Maja Lundgren

Maja Lundgren, romancière suédoise, née en 1965, vit à Stockholm. Son premier livre, La Faille dans l’œil, est paru en 1993. Après de longues recherches (environ 18 mois) à Naples et à Pompéi, elle retourne en Suède et passe un an à écrire son nouveau roman Pompéi, à la fois historique et pataphysique. Pour ce livre qui connaît un grand succès en Suède (sélectionné pour le Prix August Strindberg en 2002), elle s’est inspirée de la littérature surréaliste française et en particulier de Raymond Queneau.