K…

Inaam Kachachi

Inaam Kachachi est née à Bagdad, en 1952. Après des études de journalisme, elle a travaillé en Irak dans la presse écrite et à la radio. Titulaire d’un doctorat d’histoire du journalisme de l’université de la Sorbonne nouvelle (Paris-III), elle est aujourd’hui correspondante à Paris pour plusieurs journaux arabes.
Son premier roman, publié aux éditions Liana Levi, Si je t’oublie Bagdad, est inspiré d’un séjour dans son pays natal pendant l’été 2003 où elle est témoin de la présence américaine. Ce roman donne la parole à Zeina, une femme d’origine irakienne, ayant acquis la nationalité américaine, et qui après s’être engagée dans l’armée comme traductrice d’arabe, retourne dans le pays qui l’a vue naître. Elle ne sait pas encore qu’elle vient d’ouvrir la terre sous ses pieds.
Elle a également dirigé une anthologie de littérature et poésie féminines irakiennes (Paroles d’Irakiennes, Serpent à plumes).


Kiril Kadiiski

Ce poète bulgare a fait des études de lettres achevées en 1971, puis il a débuté une carrière de journaliste. Depuis une vingtaine d’années, Kiril Kadiiski (né en 1947 à Kustendil, ville du sud-ouest de la Bulgarie) s’est imposé à la fois comme le principal passeur de poésie française dans son pays d’origine (il est traducteur de Villon, Molière, Baudelaire, Verlaine, Mallarmé, Rimbaud, Apollinaire, Cendrars ainsi que de maints poètes contemporains, et auteur d’une anthologie de référence: De Villon à Vian) et le poète bulgare le plus traduit en langue française.
Avec Temps de sable, Kiril Kadiiski fait le tour de son royaume poétique, des trottoirs de Sofia aux quais de la Seine. Depuis 2003, Kiril Kadiiski dirige à Paris le Centre culturel bulgare, et plusieurs prix littéraires ont récompensé l’ensemble de son œuvre.


Panos Karnezis

Panos Karnezis est né en Grèce en 1967. En 1992, il part vivre en Angleterre. Il obtient un diplôme d’ingénieur à Oxford et travaille dans l’industrie à Bristol puis à Sheffield. Il décide de se consacrer à l’écriture après avoir étudié  dans l’école de creative writing dont sont issus Kazuo Ishiguro et Ian McEwan. Histoires infâmes, son premier ouvrage, paru en 2002 en Angleterre, lui a valu une reconnaissance littéraire immédiate. Il vit à Londres. Il a publié en 2005 un premier roman, Le labyrinthe, paru aux éditions de l’Olivier.
Prix des Lecteurs 2009 : Le Labyrinthe – éd. L’Olivier – Traduit de l’anglais par Suzanne V. Mayoux.


Stephen Kelman

Après plusieurs métiers, Stephen Kelman décide de se consacrer à l’écriture. Le pigeon anglais, son premier roman, met en scène Harrison, onze ans, originaire du Ghana, qui arrive en Angleterre avec sa grande soeur et sa mère. En attendant le reste de la famille, ils essaient non sans difficulté de s’adapter à leur nouvel environnement : cette banlieue londonienne étant l’une des plus dures et des plus violentes. A travers les yeux d’un enfant, l’auteur nous livre une réflexion sur la violence.


Douglas Kennedy

Douglas Kennedy est né à New-York en 1995. Américain, il vit entre Paris et Londres après avoir vécu en Irlande plusieurs années. Après Cul-de-sac, il a connu un immense succès avec son roman L’Homme qui voulait vivre sa vie aux éditions Belfond, dont il a aussi écrit l’adaptation cinématographique. Après Les Désarrois de Ned Allen, son roman La Poursuite du bonheur marque un changement radical. Ses trois romans sont qualifiés de thrillers psychologiques, alors qu’il opte ici pour une histoire d’amour tragique. Il reçoit un excellent accueil critique. Il a également écrit des pièces de théâtre ainsi que trois récits de voyage remarqués.


Sophie Kepes

Traductrice de grands écrivains hongrois (Péter Esterhazy, Julia Székely…), Sophie Kepes est l’auteur de romans et de policiers, sous son nom et sousle pseudonyme Nila Kazar. Elle a également était scénariste et journaliste en plus de mener des ateliers d’écriture et d’organiser différentes colloques et débats. Enseignante de rédaction professionnelle et d’écriture créative à l’Université Paris III, sa propre bibliographique est conséquente.
Son roman Un café sur la colline a pour personnage Sarajevo assiégée, vue par Nila, parisienne d’origine hongroise. Le tout ponctué de fragments de textes donnant au récit un écho pertinent.


Hans Werner Kettenbach

Né en 1928, journaliste et rédacteur en chef senior du Kölner Stadtanzeiger, Hans Werner Kettenbach fut correspondant à Paris et à New York. A 50 ans, il écrit son premier roman et depuis en a achevé onze, dont cinq ont été adaptés au cinéma. Son œuvre a été comparée à celle de Simenon et de Patricia Highsmit.


Vénus Khoury-Ghata

Née au Liban, Vénus Khoury-Ghata effectue des études de lettres et débute sa carrière comme journaliste à Beyrouth. En 1959, elle devient miss Beyrouth. Elle épouse en seconde noces un médecin et chercheur français Jean Ghata. En 1972, elle s’installe en France et collabore à la revue Europe, dirigée alors par Louis Aragon qu’elle traduit en arabe avec d’autres poètes. Le thème de la mort s’impose souvent dans ses poèmes, sûrement à cause des deux premiers drames de sa vie : la guerre civile et la mort de son époux en 1981.
Insatiable et passionnée, elle a su s’imposer naturellement dans un monde d’hommes et devenir l’une des plus célèbres écrivains et poétesses françaises. Ses écrits ont été récompensés de nombreux prix.


John King

Originaire de la banlieue londonienne, John King est un écrivain anglais populaire. Il a écrit le très réussi La Meute et l’amusant Football Factory, ainsi qu’un magistral Human Punk.
Ses thèmes de prédilection: le hooliganisme, le punk, le foot, les clubs, ou la culture populaire anglaise qui survit et qui n’en finit pas de mourir.


Yannis Kiourtsakis

Yannis Kiourtsakis, essayiste, romancier et traducteur, né à Athènes, a fait des étaudes de droit à Paris. Le Dicôlon est ce personnage à deux corps du théâtre populaire grec qui porte en permance sur son dos le corps mort de son frère. Le conflit intime déclenche un désenchantement qui touche aussi bien la terre d’origine que la terre d’accueil. C’est toute l’histoire de la Grèce et de l’Europe qui est ici mise en avant.


Mine Kirikkanat

Mine Kirikkanat a été éditorialiste de Radikal de 1993 à 2005. Depuis, elle contribue au programme kiosque de TV5 et est éditorialiste à Vatan, programme pour lequel elle envoie des chroniques jugées parfois trop impertinentes, ce qui lui a valu de nombreux procès en Turquie. Elle a aussi reçu trois fois le prix du journaliste turc le plus courageux. A quelques exceptions près, elle les a tous gagnés.
Elle est l’auteur d’essais, nouvelles et romans dont La malédiction de Constantin : une déclaration d’amour à la ville d’Istanbul et à son peuple, et une illustration claire des enjeux géopolitiques dont la Turquie est le théâtre.


Fatos Kongoli

Né en 1944 en Albanie, Fatos Kongoli mathématicien de formation (il a fait ses études à Pékin), a été professeur, éditeur, journaliste puis responsable des pages culturelles du journal Renaissances Démocratiques. Par crainte des compromis avec la dictature, Fatos Kongoli a longtemps choisi le silence. La chute du communisme l’a libéré. Depuis, il se consacre à l’écriture. Son premier roman est paru en 1986, mais c’est à la fin des années 1990 qu’il s’est vraiment imposé sur la scène littéraire albanaise.
Après Le paumé, L’ombre de l’autre et Le dragon d’ivoire, Le rêveur de Damoclès (2002) clôt sa vaste fresque de l’Albanie de cette dernière décennie.


Anton Kouchnir

En résidence avec le soutien de la Drac Poitou-Charentes
Né en 1983 à Kiev, Anton Kushnir s’est essayé à l’exploration urbaine, au parcours, au graffiti du pochoir. Journaliste, rédacteur, traducteur, il se consacre aux projets en ligne et dirige le blog translitera.org qui se focalise sur la culture du livre et les phénomènes paralittéraires. En 2011, lors du « Couronnement de la parole », grand prix littéraire ukrainien, il obtient une distinction pour son roman Urban strike (non encore traduit en français).


Andreï Kourkov

Né en Russie en 1961, Andreï Kourkov vit à Kiev. Il commence sa carrière littéraire pendant son service militaire où il est gardien de prison à Odessa, l’emploi idéal pour écrire. Il a aussi été rédacteur et caméraman. Depuis, l’écrivain a fait son chemin et remporté un succès international. Il est aujourd’hui traduit dans une vingtaine de langues. Déjà parus : Le Pingouin (2000), L’Ami du défunt (2002), Les Pingouins n’ont jamais froid (2004), Le dernier amour du Président (2005).
« Ses romans se caractérisent par un regard acéré et ironique sur la vie dans les sociétés postsoviétiques. On y trouve quantité de situations absconses de la vie quotidienne russe ou ukrainienne qui déformées à l’extrême deviennent surréalistes. Cependant, Kourkov pose un regard toujours grave et tendre sur ses personnages. »
Prix des Lecteurs 2012 : Le Jardinier d’Otchakov  – éd. Liana Levi- Traduit du russe par Paul Lequesne.


Pascale Kramer

Pascale Kramer, née en 1961 à Genève, vit et travaille à Paris. Après avoir travaillé dans une société publicitaire à Zurich, elle crée et dirige sa propre agence de publicité à Paris tout en continuant à écrire des romans. Elle a publié plusieurs romans, dont Onze ans plus tard, et Les vivants, en 2000. Elle signe avec L’adieu au Nord au Mercure de France son dernier roman (2005).


Laszlo Krasznahorkai

László Krasznahorkai est né en 1954 à Gyula en Hongrie. Il vit actuellement dans un village près de Budapest. Son livre Tango de Satan a été transposé au cinéma par le réalisateur hongrois Bela Tarr. Dans les années 90 il écrit de nombreuses nouvelles et certains de ses livres sont adaptés au cinéma. Il commence alors à voyager au Japon, où il est invité plusieurs fois à tenir des conférences, et en Bosnie.
En 2006, une de ces œuvres majeures est traduite en français sous le titre La Mélancolie de la résistance. Aujourd’hui’ hui Lazlo Krasznahorkai continue de monter en tant qu’écrivain et étend son emprise littéraire à travers le monde entier. Seuls ces romans ont été traduits en français aux éditions Gallimard.


Mirjam Kristensen

Norvégienne, Mirjam Kristensen est née en 1978. Les jours sont transparents est son premier roman traduit en français. L’écriture de Mirjam épouse avec justesse le sentiment de bouleversement de cette fillette qui vient de perdre son petit frère.


Wojciech Kuczok

Romancier et poète, Wojciech Kuczok est aussi critique de film, scénariste et spéléologue. Son roman Antibiographie, qui lui a inspiré un film (primé au Festival de Gdynia), déballe tout : les histoires de famille, les scènes entre les parents, l’oncle mutique, la tante hystérique. Tour à tour réaliste et satirique, poétique et grotesque, ce récit jubilatoire se joue de tous les genres, à la manière d’un Gombrowicz.


Michael Kumpfmüller

Dans son quatrième roman, l’auteur allemand Michael Kumpfmüller rend hommage à l’un des plus grands écrivains du XXe siècle. En juillet 1923, Franz Kafka séjourne avec sa soeur à Müritz, petite station balnéaire de la Baltique. C’est là qu’il rencontre Dora Diamant, son dernier amour, probablement le plus accompli et certainement le plus poignant.
Prix Jean Monnet de Littérature européenne 2013 : La Splendeur de la vie – éd. Albin Michel – Traduit de l’allemand par Bernard Kreiss


Joëlle Kuntz

Joëlle Kuntz est licenciée en géographie de l’Université de Genève. Journaliste local, séjours à Munich, Rome et Turin, puis correspondante à Lisbonne pendant la révolution démocratique. En 1976, membre de la rédaction du Quotidien de Paris, puis, en 1977, du Matin de Paris, comme responsable du secteur Europe du service étranger. De 1976 à 1982, reportages à travers l’Europe. En 1982, retour en Suisse. Collaboration à l’Hebdo, pour les affaires internationales. En 1986, Téléjournal de la Télévision suisse romande, chef du service étranger. En 1991, elle participe au lancement du Nouveau Quotidien.
Elle a publié L’histoire Suisse en un clin d’oeil aux éditions Zoé en 2007.